Réunis en Assemblée générale ordinaire le samedi 21 mars, les membres du CNOG ont planché durant près de quatre heures sur les principaux dossiers de l’institution. Sur les 18 délégués attendus, 14 ont pris part aux travaux, dans une atmosphère marquée par des échanges parfois soutenus.
L’information majeure de cette session reste sans conteste le rejet du rapport financier 2025. Alors que les documents transmis faisaient état d’un budget de 180 044 069 francs CFA, une autre présentation chiffrée effectuée en séance a suscité incompréhensions et réserves. Au moment du vote, 8 délégués se sont opposés au rapport contre 6 favorables, traduisant une rupture de confiance sur la gestion financière.« Ce rapport a été rejeté pour la simple raison que nous n’avons pas reçu la certification du Commissaire aux comptes. C’est séance tenante qu’on nous l’a lu et nous ne pouvions pas voter ce rapport », a déclaré Anaclet Tathy, président de la Fédération gabonaise d’athlétisme et porte-parole du collectif de contestataires.
Dans la foulée, le projet d’actions et le budget 2026, estimé à 481 millions de francs CFA, ont été examinés. Jugé perfectible par plusieurs membres, le document a fait l’objet d’amendements avant d’être finalement ajourné, faute de consensus.
Ce double signal ; rejet du bilan financier et report du budget prévisionnel, met en lumière des divergences persistantes sur la gouvernance et les orientations du CNOG.
À quelques encablures de l’élection de son président, prévue comme la prochaine grande échéance de l’olympisme gabonais, cette situation ouvre une période d’incertitude. Plus que jamais, ce scrutin s’annonce crucial pour restaurer la confiance et redéfinir les priorités de l’institution.
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