Désillusion

Mondial 2026 : Renversé par la Belgique, le Sénégal quitte le tournoi au bout du cauchemar

Le Sénégal a vécu l’une des éliminations les plus cruelles de son histoire en Coupe du monde. Devant au score jusqu’à la 86e minute, puis encore tout proche des tirs au but, les Lions de la Teranga ont finalement cédé face à la Belgique 3-2 après prolongation, ce mercredi 1er juillet, au Lumen Field de Seattle, en seizièmes de finale du Mondial 2026. Un penalty transformé par Youri Tielemans dans les ultimes secondes a envoyé les Diables rouges en huitièmes et brisé le rêve sénégalais.

Publié ce 2 juillet à 08h33 Mis à jour il y a 2 heures Gildas Adimou
Mondial 2026 : Renversé par la Belgique, le Sénégal quitte le tournoi au bout du cauchemar

Repêché parmi les meilleurs troisièmes après une phase de groupes très compliquée, le Sénégal voulait effacer ses hésitations du premier tour. Les hommes de Pape Thiaw ont longtemps livré le match presque parfait face à une Belgique pourtant sortie première de son groupe. Mais une fin de match totalement folle a tout fait basculer.

Habib Diarra récompense l’entame sénégalaise

Le Sénégal a très vite affiché ses intentions. Plus direct, plus agressif et plus tranchant dans les transitions, il a mis la Belgique sous pression dès les premières minutes. Les Lions de la Teranga ont multiplié les offensives dans le camp belge, avec Sadio Mané, Ismaïla Sarr et Habib Diarra très actifs entre les lignes.

Cette domination a été récompensée à la 24e minute. Habib Diarra a ouvert le score pour le Sénégal, concrétisant une entame pleine d’énergie et de maîtrise. Les Belges, surpris par l’impact sénégalais, ont longtemps peiné à trouver du rythme. À la pause, les Lions menaient logiquement 1-0.

Ismaïla Sarr pense mettre les Lions à l’abri

Au retour des vestiaires, le Sénégal a poursuivi sur la même dynamique. Toujours porté vers l’avant, le bloc sénégalais a continué à gêner la relance belge et à exploiter les espaces dans le dos de la défense. À la 51e minute, Ismaïla Sarr a doublé la mise d’une frappe puissante pour offrir aux siens un avantage de deux buts.

À 2-0, le Sénégal semblait avoir fait le plus dur. Les Lions ont même eu des situations pour tuer définitivement le match, mais Thibaut Courtois et les montants ont maintenu la Belgique en vie. Ces occasions manquées pèseront lourd dans une fin de rencontre qui va virer au cauchemar.

La Belgique ressuscite en trois minutes

Longtemps sans solution, les Diables rouges ont profité de la baisse d’intensité sénégalaise dans le dernier quart d’heure. Les changements de Rudi Garcia, notamment l’entrée de Romelu Lukaku, ont redonné de la présence dans la surface et davantage de poids offensif à la Belgique.

À la 86e minute, Lukaku a réduit l’écart et relancé totalement la rencontre. Trois minutes plus tard, Youri Tielemans a égalisé de la tête à la 89e minute. En quelques instants, le Sénégal a perdu son avance, son contrôle émotionnel et une qualification qui semblait lui tendre les bras.

Tielemans crucifie les Lions au bout de la prolongation

La prolongation a été tendue, hachée, marquée par la fatigue et la peur de l’erreur. Le Sénégal a tenté de se remettre à l’endroit, mais le coup était rude. La Belgique, elle, avait repris confiance et avançait avec l’élan psychologique d’une équipe revenue de nulle part.

Alors que la séance des tirs au but semblait inévitable, tout a basculé dans les dernières secondes. Après intervention de la VAR, la Belgique a obtenu un penalty pour une faute de Lamine Camara sur Youri Tielemans. Le milieu belge s’est chargé de le transformer à la 120e+5, offrant aux Diables rouges une victoire 3-2 au bout du suspense.

Le Sénégal paie son manque de lucidité

Cette élimination laissera d’immenses regrets. Le Sénégal avait le match en main, menait 2-0 à quatre minutes de la fin du temps réglementaire et semblait capable de signer une victoire de prestige face à une grande nation européenne. Mais les Lions ont reculé, perdu en intensité et laissé la Belgique croire à l’impossible.

Les choix de Pape Thiaw seront forcément discutés. Face à un Rudi Garcia qui a su modifier l’équilibre de son équipe avec ses changements, le sélectionneur sénégalais n’a pas réussi à préserver l’avantage ni à casser la dynamique belge dans les dernières minutes. À ce niveau, la gestion des temps faibles devient aussi importante que la qualité du jeu produit.

Une sortie cruelle pour l’Afrique

Pour le Sénégal, l’aventure s’arrête donc en seizièmes de finale. Après une phase de groupes difficile, les Lions avaient pourtant retrouvé de la fierté et de la cohérence dans ce match couperet. Ils quittent la compétition avec la sensation d’avoir laissé filer une qualification qui leur appartenait presque.

La Belgique, elle, poursuit sa route et affrontera les États-Unis en huitièmes de finale. Pour le Sénégal, il faudra digérer cette désillusion. Car perdre un match à élimination directe après avoir mené 2-0 jusqu’à la 86e minute ne relève pas seulement de la défaite sportive. C’est une cicatrice.

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